
Un an de communauté : ce que les lecteurs nous ont appris
Marginalia fête sa première année. Ce que les cercles de lecture, les fils de discussion et les rencontres physiques nous ont enseigné sur ce que les lecteurs veulent vraiment.
Antoine Lefebvre
samedi 1 août 2026
Il y a un an, nous lancions Marginalia avec une idée simple : et si on construisait une plateforme de lecture qui prenait la communauté au sérieux ? Pas comme un argument marketing, mais comme une composante éditoriale à part entière.
Un an plus tard, nous avons 847 abonnés actifs, cinq cercles de lecture, et une douzaine de rencontres physiques organisées dans toute la France. Voici ce que tout ça nous a appris.
Les lecteurs veulent dialoguer avec les auteurs
Le fil le plus consulté de l'année est la session de questions-réponses avec Thomas Verdier sur 'Le fleuve et ses comptables'. Plus de 500 vues, 47 réactions, une discussion qui a duré trois heures. Ce n'est pas une surprise en soi. Mais l'intensité de cet intérêt l'est.
Les lecteurs ne veulent pas juste lire. Ils veulent comprendre comment le livre a été fait, ce que l'auteur n'a pas pu y mettre, ce qu'il pense maintenant qu'il l'a publié. Ce dialogue avec le texte vivant est quelque chose qu'aucune plateforme de streaming ou de vente en ligne ne peut proposer.
Les rencontres physiques sont décisives
Nous avions sous-estimé l'importance des rencontres physiques. Nous les avions pensées comme un bonus, un complément en ligne. Elles sont devenues, pour beaucoup de membres, la raison principale de leur abonnement.
'Je suis abonné pour les rencontres. Les livres, je peux les trouver ailleurs. Pas les conversations que j'ai à Nantes avec des gens qui les ont lus.' — Un abonné de la première heure
Cette phrase nous a forcé à repenser notre modèle. Les rencontres ne sont pas un avantage commercial. Elles sont une promesse de communauté qui doit être tenue, et tenue bien.
Ce que nous allons changer
Pour la deuxième année, nous allons :
- Augmenter la fréquence des sessions auteurs : une par mois au lieu d'une par trimestre
- Ouvrir des rencontres dans cinq nouvelles villes : Clermont-Ferrand, Caen, Grenoble, Montpellier, Brest
- Créer un format 'atelier d'écriture' mensuel, animé par des auteurs du catalogue
- Améliorer la liseuse mobile, qui reste le point faible le plus cité
Merci à tous les lecteurs qui ont fait vivre cette première année. Vous êtes la raison pour laquelle nous faisons ce travail.
Antoine Lefebvre
FondateurCo-fondateur de Marginalia. Convaincu que la lecture lente est un acte politique.


